Une chute accidentelle a provoqué le décès de Roland Foissac. L’affreuse nouvelle nous est tombée dessus, irrémédiable.
Roland était communiste jusqu’au bout des ongles. Toujours membre du PCF, il n’en partageait pas les orientations incarnées par Fabien Roussel. Depuis 2024, il animait avec bienveillance et pugnacité, le réseau Alternative Communiste qu’il avait contribué à former dans le Tarn.
Dans les années 1990, le natif de Carmaux, convaincu de la riche pertinence encore aujourd’hui, de la pensée et de l’action de Jaurès, fut à l’initiative, avec quelques ami.e.s politiques, de la création de l’Association Jaurès Espace Tarn (AJET) devenue une association dynamique à laquelle il consacrait toujours beaucoup de temps.
Jusqu’à la dernière minute, Roland n’aura eu que le souci d’œuvrer en faveur du rassemblement populaire à gauche, appelant les organisations de gauche et de progrès du Tarn à coopérer entre elles pour cela, d’abord afin de pouvoir empêcher l’extrême droite d’accéder aux plus hautes responsabilités du pays, et au-delà pour que puissent advenir les transformations sociales, écologiques et démocratiques répondant aux besoins de toutes et tous.
C’était un homme droit, fraternel, d’une ouverture d’esprit exceptionnelle, d’une rectitude à toute épreuve, féru de culture, poète. Un ami cher, toujours disponible.
Il fut un dirigeant communiste et un élu départemental reconnu bien au-delà du département, qui fit vivre et rayonner une conception du communisme qu’il a toujours cherché à faire coïncider avec la définition que Marx et Engels en donnèrent dans l’Idéologie allemande en 1845 « Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel. »
Jusqu’au dernier moment il a démontré, comme nous le pensons, que « le communisme est la jeunesse du monde ». C’est la raison pour laquelle nous avons titré ce texte « Z », ce qui en grec signifie « En vie » car ce n’est pas de mort, mais de vie, de semence et de moisson, qu’il convient de parler au bilan de cette existence :
« Du flanc nourricier jaillissait la vie, les bourgeons crevaient en feuilles vertes, les champs tressaillaient de la poussée des herbes. De toutes parts, des graines se gonflaient, s’allongeaient, gerçaient la plaine, travaillées d’un besoin de chaleur et de lumière. »
Emile Zola, Germinal
Nous pensons avec affection à sa famille et à Nelly, son épouse, notre Camarade.



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