Solidarité avec le peuple palestinien !
Levée du blocus, ouvrez Gaza !
Non à la logique coloniale du plan Trump !
La population palestinienne de la Bande de Gaza continue de subir les attaques incessantes de l’armée israélienne, qui ont tué plus de 500 personnes depuis le cessez-le-feu annoncé le 10 octobre 2025. Dans la seule journée du 30 janvier, 32 personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont été tuées par les bombardements israéliens. La population de Gaza, déplacée, confinée, est soumise à des conditions de vie inhumaines sous des tentes ou abris de fortune, aggravées par des conditions hivernales particulièrement dures.
L’armée israélienne continue d’occuper plus de la moitié du territoire de la bande de Gaza et applique d’innombrables restrictions à l’entrée des camions dans la bande de Gaza, privant la population de biens essentiels. Il est insupportable de voir nombre d’enfants, dont des bébés de quelques jours, mourir de froid alors que des camions chargés de tentes et de matériel de protection sont bloqués à la frontière. Israël a mis fin à l’homologation de 37 ONG internationales ; Médecins Sans Frontières, maillon essentiel du système de santé palestinien dans la situation actuelle, doit quitter Gaza avant la fin du mois de février.
Le « Conseil de la Paix » voulu par Trump pour superviser la gouvernance de la Bande de Gaza, a été constitué. Il rassemble sous la présidence de Trump les pires dirigeants fascistes du monde entier, y compris Netanyahou sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI, et affiche maintenant l’ambition de supplanter l’ONU. Les marges de manœuvre du « comité palestinien pour la reconstruction de Gaza », qui vient d’être désigné, sont extrêmement réduites. Trump n’a pas renoncé à son plan de remodeler la Bande de Gaza selon ses fantasmes et ses intérêts, et Israël n’a pas renoncé à son plan d’expulsion de la population palestinienne. Le projet génocidaire du gouvernement israélien est toujours en cours, et la logique coloniale s’exprime jusqu’à la caricature.
En Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, la colonisation israélienne se poursuit à marche forcée, le territoire est en état de siège, avec des points de contrôle jusqu’au cœur des villages ; les expulsions d’habitants et les destructions massives d’habitations se poursuivent. Les colons surarmés, protégés par l’armée d’occupation, multiplient les exactions contre les Palestiniens, leurs récoltes, leurs plantations d’oliviers, leur bétail. Plus de 1000 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis octobre 2023, et au moins 45.000 expulsés de leur logement.
Plus de 10.000 prisonniers politiques palestiniens sont enfermés dans les prisons israéliennes, dans des conditions inhumaines et au mépris du droit international. Plusieurs sont morts faute de soin ou des suites de tortures et de mauvais traitements. Le dernier en date, Khaled Seifi, militant des droits humains reconnu et directeur du centre social Ibdaa du camp de Deisheh à Bethleem, venait d’être emprisonné arbitrairement une fois de plus malgré son état de santé déjà alarmant.
Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) dénonce la guerre génocidaire menée par l’État israélien contre le peuple palestinien. Ce sont des décennies d’impunité totale de l’État d’Israël, alors qu’il viole en permanence le droit international, qui nous ont menés à cette situation. Une situation qui concerne plus largement la région, avec les violations répétées par Israël du cessez-le-feu avec le Liban, et les attaques israéliennes contre la Syrie ainsi que l’occupation d’une partie de son territoire.
Au Moyen-Orient et au-delà, la loi du plus fort a déjà effacé le droit international ; c’est dans un monde de chaos qu’Israël et les Etats-Unis sont en train de nous plonger si nous continuons à les laisser faire.
En France, la proposition de loi Yadan continue de susciter une très large réaction de rejet. Alors que la lutte contre l’antisémitisme et toutes les autres formes de racisme est un sujet grave et sérieux, la PPL Yadan l’instrumentalise et la détourne pour en faire une arme contre la solidarité avec la Palestine et contre notre liberté d’expression. Nous en demandons le retrait immédiat.
Nous exigeons :
- L’accès complet et sans restriction à Gaza de l’aide humanitaire, des ONG internationales, de la presse internationale, la liberté d’entrer et de sortir pour la population palestinienne, l’arrêt immédiat des bombardements et le retrait complet des troupes israéliennes,
- La fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid, et l’exercice du droit au retour des réfugiés palestiniens,
- Le respect du droit à l’auto-détermination du peuple palestinien, et la libération des prisonniers politiques palestiniens,
- Des sanctions contre Israël, qui viole le droit international et les droits humains depuis des décennies, dont la suspension de l’accord d’association avec l’Union européenne,
- Le respect de la liberté d’expression, et le retrait définitif de la PPL575 « Yadan » de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale
Nous appelons à de larges mobilisations partout en France sur ces bases.
A Paris : manifestation le samedi 14 février à 14h00 au départ de Nation

